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J'essaye d'apporter une aide aux utilisateurs d'un ordinateur par des articles simples mais aussi d'améliorer leur culture informatique en traitant de sujets d'actualité.

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Musique numérique : toujours la cacophonie

undefinedJérôme Colombain - 06:40

 

Alors que le Midem, le marché international de la musique, vient de s’achever à Cannes, c’est toujours la cacophonie la plus complète à propos de la musique numérique.

Qu’est-ce qui est légal ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Et surtout comment allons nous consommer de la musique dans le futur ?

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a fait les gros yeux sur la Croisette en promettant que la chasse aux « pirates » allait bientôt s’ouvrir via une future « Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet ».

Mais deux rapports officiels contradictoires ont été rendus récemment : d’un côté, le rapport Olivennes qui défend la fameuse « riposte graduée » contre les téléchargements illégaux et, de l’autre, le rapport Attali qui remet sur le tapis la non moins célèbre « licence globale ». Pour Jacques Attali, cela ne fait aucun doute : la musique, demain, sera diffusée librement comme à la radio. Elle doit être financée par les fournisseurs d’accès et les fabricants de matériels.

Bref, alors qu’ils devaient éclairer le débat, ces deux rapports viennent contraire l’obscurcir un peu plus. Et l’on voit clairement se dessiner deux camps :

D’un côté, celui des ayants droits et les maisons de disques qui veulent croire que rien n’a changé et que les consommateurs vont gentiment se remettre à acheter des chansons une par une ou album par album tandis que l’on va punir les méchants « pirates »…

De l’autre côté, le camp des « révolutionnaires » de la culture qui affirment que rien ne sera plus comme avant et que l’échange de musique à l’échelle planétaire va se généraliser et qu’il suffirait de l’organiser sur le modèle du logiciel libre avec de nouveaux mode de rémunération des artistes…

Ce qui est sûr c’est que les parlementaires qui vont être appelés à réfléchir au printemps à une nouvelle loi sur la musique numérique risquent d’avoir bien du mal à déchiffrer cette étrange partition.

Jérôme Colombain

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